Dessiné en 2012, le premier logo-avatar constituait la base de l’identité visuelle du site web et de l’entreprise. À l’origine, Il fut établit de la sorte afin de tester une pratique : le logo peut-il engager une relation « client-designer » rien qu’a sa vue ?

Et bien dans certains cas la réponse était OUI. Bon nombre de clients reconnaissaient le Designer avant de le rencontrer, rien qu’aux échanges via les outils numériques.

Ancien Logo 2012 – Ancien Logo 2018

Ce logo était donc basé sur les traits du visage, reprenant la taille de barbe, les sourcils et la coiffure. Autrement dit, tout ce qui est susceptible de changer avec le temps ! Le rapport Logo-Être humain s’en retrouvait parfois impossible suite à un rasage, un passage chez le coiffeur (ou pas!), ou encore le port du masque obligatoire… Il est bien plus pertinent de jouer ce rapport visuel entre un logo et un monument historique. (Voir le travail de l’Identité visuelle du Musée Saint-Raymond (2020))

De plus, ne reflétant pas les champs d’action du Designer, il était grand temps de passer à autre chose après 9 ans de (presque) bons et loyaux services. #ThankYouAvatar

La problématique

Le principal problème étant ce dernier point : Comment l’identité visuelle peut-elle transmettre les valeurs de l’entreprise ? Ce type d’avatar pourrait convenir à un coiffeur-barbier. Mais il s’agit ici de refléter les principaux grands champs d’action du Designer dans la globalité. (Lire la bio pour en savoir plus sur l’entreprise et l’activité)

L’objectif : Le Design Global

Sous ce terme générique, se cache plusieurs champs du Design que le commun des mortels aime bien classifier et parfois cloisonner… Pourtant l’approche du Designer est transversale, transdisciplinaire, visant à prioriser la recherche et l’analyse du contexte d’un projet pour aboutir à une conception stable, pertinente et ré-appropriable par le client. La méthodologie du Designer est la même, qu’elle qu’en soit la nature du projet.

Sous le Design Global : Espace – Volume – Graphisme

Tels sont les trois principaux « champs d’action » du Designer, si toutefois il fallait les définir. Les recherchent prennent formes et aboutissent sur la même trame : une perspective isométrique sur laquelle il est aisé de dessiner la plus simple des formes, le carré. En y ajoutant du volume, on obtient un cube. Chaque face est égale à une autre. Le cube représente un espace, un lieu, un projet. En faisant évoluer ce cube de base, le Designer obtient un symbole ou une illustration de ces trois champs d’actions. Les pointillés appuient le champ d’action, sauf pour le volume qui ne peut être ici simplement représenté qu’avec des arrêtes « rompues ».

Les initiales forment les arrêtes

Nous y sommes, le cube est symbole de l’action globale du Designer. Les « champs d’actions » sont également symbolisés, les uns se superposent aux autres. Mais ces derniers ne pouvant rester aussi communs dans la représentation isométrique, se voient comme pivotés afin de très légèrement casser cette vue stricte, pour donner un minimum de singularité dans la représentation. Comme si le cube était présenté sous un différent angle. Les recherchent portent à ce stade à déconstruire le cube, de façon visuelle. En retirant quelques arrêtes, les initiales peuvent être reconnaissables.

Transitions entre les outils du quotidien, de la 2D à la 3D

Le quotidien du Designer bascule entre les outils de conception 2D et de modélisation ou illustration 3D. La plupart du temps, ces outils sont utilisés en simultanés ! Alors cette bascule ne doit pas être radicale, mais bien légère, fluide, subtile, tout en finesse. Oui, comme quand vous aérez un bon vin dans votre verre. 🍷

Alors l’œil de quiconque regarde le logo, doit tantôt ressentir les arômes 2D en voyant les initiales, tantôt apprécier les arômes 3D en voyant le cube déconstruit. Grace à l’animation et au bon vieux format .GIF, cette dégustation entre 2D et 3D via le site est possible lorsqu’on regarde l’arrête de la lettre G passer devant les arrêtes de la lettre L.

Pour ce qui est des médias imprimés, ou supports numériques ne prenant pas en charge l’animation, le logo est figé dans sa version de base, et c’est à l’esprit de l’apprécier en 2D et/ou en 3D. Les deux en même temps sont logiques, car on se rapproche là d’une anamorphose : nous voyons la 2D à travers la 3D, et vice versa.

La couleur ne change pas, la typo ne varie pas.

C’est bien la seule chose qui restera de l’ancien logo : le bleu. Symbole de la communication, de l’expression de soi, de la créativité et la tranquillité. Marié à la teinte noire, afin d’aider à la différenciation entre le G et le L. La typographie est unique dans toute l’identité visuelle afin d’éviter les variations pour mettre discrètement en avant l’unité, à l’image de la constance de l’épaisseur des traits du logo.

Sk-Modernist par Sean Kane

>Source(en anglais)

« Sk-Modernist est une police de caractères minimaliste et propre qui évite les formes compliquées. Le but de la police de caractères était de créer un amalgame d’un Grotesk moderne, comme Helvetica, avec un style géométrique plus simple, comme Avant Garde.‎

‎Sk-Modernist a été conçu spécifiquement pour l’ère numérique, chaque forme de lettre étant ajustée optiquement à l’aide d’un système mathématique plutôt que l’œil des typographes traditionnels. Cette approche a donné lieu à une police de caractères qui s’affiche exceptionnellement bien sur les supports numériques. »

La pensée du design1

Ce cube pourrait être également le symbole d’un projet, dont les arrêtes manquantes reflètent les endroits où le Design aurait sa place. Dans la version complète, le mot Design semble déconstruit, faisant acte de mise en abîme de la déconstruction du cube. Le Design s’articule et survient comme une pensée, et la pensée se situe dans les espaces vides de ce cube, restants à investir. Les parties manquantes des lettres n’altèrent pas la lisibilité du mot Design, l’esprit complète le tout. Comme ce cube et toutes ses arrêtes non dessinés qui sont pourtant visibles dans votre esprit, n’est-ce pas ?

  1. (Gamba, T. (2017). D’où vient la « pensée design » ?. I2D – Information, données & documents, 54, 30-32. https://doi.org/10.3917/i2d.171.0030)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s